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Opposition jugement
Sujet (Cloturé) initié par Mouns, il y a 9 mois - 859 vues

Bonjour,

Lors d'une opposition à un jugement par défaut,

La partie civile a-t-elle le droit de faire mention ou faire valoir les frais engagées et donc perdu (huissier, avocat etc) lors de ce 1 er proces ?

Aussi, le tribunal demande-t-il des "justifications" pour l'absence à ce 1 er procès par défaut lors du nouveau procès ?

La crainte c'est qu'il se montre "sévère" pour la perte de temps ?

Merci pour vos réponses

Cdt

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Relation employeur-salarié de droit privé (contrat de travail, exécution et rupture), salaires, sanctions, prud'hommes, discrimination, harcèlement.

Votre demande concerne une relation employeur-salarié et ses conséquences : contrat de travail (CDI, CDD, intérim, stage), exécution du contrat (salaires/primes, heures supplémentaires, congés payés, clauses de mobilité ou de non-concurrence) ou modification des conditions de travail.

Elle peut aussi porter sur la rupture (licenciement pour faute/économique/motif personnel, démission, rupture conventionnelle), des sanctions disciplinaires, la discrimination, le harcèlement moral ou sexuel, le règlement intérieur, les représentants du personnel/syndicats, l'intéressement/participation/épargne salariale, l'accident du travail, et éventuellement le pénal du travail (santé-sécurité, travail dissimulé, entrave, prêt illicite de main-d'oeuvre, etc.).

Séjour/nationalité : titre de séjour, visa, asile, OQTF, régularisation, renouvellement, naturalisation, autorisation de travail, rétention, expulsion.

Votre demande relève du droit des étrangers (séjour ou nationalité) : naturalisation, titre de séjour/carte de résident, visa, changement de statut, autorisation de travail, asile, regroupement familial.

Elle peut aussi concerner une mesure d'éloignement/contrôle (OQTF, reconduite à la frontière, interdiction de retour, interdiction du territoire, expulsion, zone d'attente, rétention) et les démarches/recours associés.

Pénal : victime, suspect(e)/mis(e) en cause ou condamné(e) (plainte, audition, garde à vue, convocation, jugement, appel), avec enquête, tribunal, recours et éventuelle constitution de partie civile.

Vous êtes victime, suspect(e)/mis(e) en cause ou condamné(e) dans une affaire pénale : plainte, convocation, audition, garde à vue, enquête ou instruction.

La procédure peut passer par une alternative (médiation, composition pénale), une CRPC ou une comparution immédiate, puis un jugement devant le tribunal de police, le tribunal correctionnel ou la cour d'assises, avec constitution de partie civile possible et recours (appel, cassation). Le sujet peut aussi inclure les infractions routières/permis et l'exécution/aménagement de peine.

Litige avec une administration ou un établissement public et je conteste une décision (refus, retrait, sanction, autorisation, silence de l'administration).

Votre situation oppose une administration ou un établissement public et vous souhaitez contester une décision (refus, retrait, sanction, autorisation) ou l'absence de réponse de l'administration.

Le dossier relève d'un recours administratif et, le cas échéant, du tribunal administratif, notamment en marchés publics, responsabilité de l'administration, élections et collectivités, fonction publique, urbanisme, droit des étrangers.

Sécurité sociale / CPAM / CAF / MSA / URSSAF : litige sur des droits/prestations (AT-MP, refus, trop-perçu, taux), des cotisations ou un contrôle, recours.

Vous contestez une décision d'un organisme social ou un dossier de protection sociale (CPAM/CAF/MSA, URSSAF).

Le sujet peut concerner l'accident du travail/maladie professionnelle (AT/MP), la faute inexcusable de l'employeur, l'invalidité/handicap, les congés parentaux, la retraite, le chômage, les prestations, ou les cotisations et les contrôles sociaux.

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Particulier employeur

Choisissez cette réponse si l'employeur est une personne physique employant directement un salarié.Exemple : emploi à domicile, garde d'enfant, assistance de vie.

Administration publique

Attention : si vous avez le statut de fonctionnaire, merci d'utiliser le formulaire "droit administratif".

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Licenciement économique

Cela signifie que l'employeur justifie la rupture par la situation de l'entreprise ou une réorganisation.Exemple : votre poste est supprimé parce que l'activité baisse.

Licenciement pour motif personnel

Cela signifie que la rupture est liée à votre situation ou à votre comportement, sans être forcément présentée comme une faute disciplinaire.Exemple : l'employeur estime que vous n'êtes plus adapté au poste.

Licenciement pour faute

Cela signifie que l'employeur vous reproche un comportement ou un manquement qu'il estime suffisamment grave pour rompre le contrat.Exemple : absences non justifiées ou non-respect d'instructions importantes.

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Faute simple

Il s'agit d'un reproche sérieux, mais pas au point de rendre impossible votre maintien immédiat dans l'entreprise.Exemple : un manquement répété aux consignes.

Faute grave

Il s'agit d'un reproche que l'employeur considère comme très sérieux, au point de ne pas pouvoir vous garder dans l'entreprise pendant le préavis.Exemple : refus répété d'exécuter le travail ou incident grave.

Faute lourde

Il s'agit d'un reproche encore plus grave, avec l'idée que le salarié aurait voulu nuire à l'employeur.Exemple : destruction volontaire de matériel pour faire du tort à l'entreprise.

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Une question en droit du travail ?
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83%de réponse
Bonjour

En cas d'opposition à un jugement par défaut, la procédure permet à la personne absente à la première audience d'être rejugée dans des conditions équitables. Le tribunal examine alors le dossier dans son ensemble, comme si la première décision n'avait pas été rendue. Cela signifie que la partie civile peut être à nouveau entendue, et que les frais qu'elle a engagés à l'occasion du premier procès peuvent être évoqués à l'audience.

En effet, la partie civile a le droit de faire valoir les dépenses qu'elle a engagées (frais d'huissier, honoraires d'avocat, etc.) si ces frais sont devenus inutiles ou ont été perdus du fait de l'opposition. Elle peut demander au juge leur remboursement, soit en tant que dépens, soit comme préjudice moral ou matériel lié à la désorganisation de la procédure. Le juge appréciera cette demande selon les circonstances et le comportement de la personne qui forme opposition.

Concernant les justifications d'absence au premier procès, le tribunal est en droit de demander des explications : pourquoi la personne n'était pas présente, si elle a été valablement convoquée, et si elle s'est retrouvée empêchée de manière légitime. Des éléments tels qu'un certificat médical ou une preuve d'un empêchement sérieux peuvent être utiles, même si l'opposition est un droit et n'est pas conditionnée à la justification systématique de l'absence.

Enfin, il est vrai que le tribunal peut se montrer plus strict si l'opposition semble abusive ou dilatoire, notamment s'il estime que cela a causé une perte de temps ou un préjudice pour la partie civile. Toutefois, cela ne remet pas en cause le principe du contradictoire : le juge reste tenu à examiner la demande avec impartialité et sans préjugé, même s'il peut être sensible au déséquilibre engendré par la relance d'une procédure déjà jugée.

Merci d'indiquer la question comme résolue en cliquant sur le BOUTON VERT
BELIGHA
Cher monsieur,

Absolument. Lors d'une opposition à un jugement par défaut, la partie civile a tout à fait le droit de faire valoir les frais supplémentaires que l'absence de l'autre partie au premier procès lui a occasionnés.

Oui, la partie civile peut demander le remboursement des frais qu'elle a engagés et qui sont devenus inutiles en raison du jugement par défaut et de l'opposition.

Ces frais comprennent typiquement :

Les frais d'huissier (ou de commissaire de justice) pour la signification de l'assignation initiale, du jugement par défaut, ou de tout autre acte de procédure rendu nécessaire par l'absence de la partie adverse.

Les honoraires d'avocat qui ont dû être engagés pour le premier procès (préparation, audience, etc.) et qui doivent être réengagés pour la nouvelle procédure.

Ces sommes peuvent être demandées au titre de l'article 700 du Code de procédure civile, qui permet au juge de condamner la partie perdante à payer une somme à l'autre partie pour les frais non compris dans les dépens. L'opposition à un jugement par défaut, bien que prévue par la loi, est une démarche qui prolonge le litige et entraîne des coûts supplémentaires pour la partie civile. Si l'absence initiale n'était pas justifiée ou relevait d'une négligence, le juge peut en tenir compte.

Oui, le tribunal peut tout à fait demander des "justifications" pour l'absence à ce premier procès par défaut.

Lors de la nouvelle audience suite à l'opposition, le juge va réexaminer l'affaire sur le fond. Il sera attentif aux raisons de l'absence initiale de la partie qui a fait défaut.

Le juge doit s'assurer que le droit de la défense a été respecté et que l'absence n'était pas due à un cas de force majeure ou à une cause légitime (maladie grave, événement imprévisible majeur, etc.) qui aurait empêché la personne de comparaître ou d'être représentée.

Si l'absence était due à de la négligence, un manque de diligence, ou une volonté de retarder la procédure, le juge peut le considérer comme un abus de procédure.

Conséquences :

Si l'absence était légitime et justifiée, le juge en tiendra compte.

Si l'absence était injustifiée, la partie qui a fait défaut peut s'exposer à :

Une condamnation au titre de l'article 700 du Code de procédure civile (pour les frais de la partie civile).

Potentiellement des dommages et intérêts pour procédure abusive ou dilatoire (article 1240 du Code civil), bien que cela soit plus rare et nécessite de prouver une faute.

Une appréciation moins favorable de sa bonne foi par le tribunal, même si cela n'affecte pas directement le fond du droit.

La crainte de la "sévérité" pour la perte de temps

Oui, votre crainte n'est pas infondée. Les juges n'apprécient généralement pas les pertes de temps et les procédures dilatoires. Le fait qu'un procès doive être rejoué à cause de l'absence d'une partie est un fardeau pour le système judiciaire et pour la partie adverse.

Si l'absence initiale était manifestement injustifiée, le juge peut en tenir rigueur à la partie défaillante lors de sa décision finale, notamment en accordant des sommes plus importantes au titre de l'article 700. Cela ne signifie pas que le juge va ignorer le fond du droit, mais il peut être plus enclin à compenser le préjudice (financier et moral) subi par la partie civile du fait de cette "perte de temps".

En résumé, oui, la partie civile peut demander le remboursement de ses frais. Et oui, le tribunal examinera les raisons de l'absence initiale, avec des conséquences potentielles pour la partie qui a fait défaut si son absence n'était pas justifiée.

Merci d'indiquer que j'ai répondu à votre question en cliquant sur le bouton vert de ma réponse.
#Meilleure réponse
il y a 9 mois
Bonjour

En cas d'opposition à un jugement par défaut, la procédure permet à la personne absente à la première audience d'être rejugée dans des conditions équitables. Le tribunal examine alors le dossier dans son ensemble, comme si la première décision n'avait pas été rendue. Cela signifie que la partie civile peut être à nouveau entendue, et que les frais qu'elle a engagés à l'occasion du premier procès peuvent être évoqués à l'audience.

En effet, la partie civile a le droit de faire valoir les dépenses qu'elle a engagées (frais d'huissier, honoraires d'avocat, etc.) si ces frais sont devenus inutiles ou ont été perdus du fait de l'opposition. Elle peut demander au juge leur remboursement, soit en tant que dépens, soit comme préjudice moral ou matériel lié à la désorganisation de la procédure. Le juge appréciera cette demande selon les circonstances et le comportement de la personne qui forme opposition.

Concernant les justifications d'absence au premier procès, le tribunal est en droit de demander des explications : pourquoi la personne n'était pas présente, si elle a été valablement convoquée, et si elle s'est retrouvée empêchée de manière légitime. Des éléments tels qu'un certificat médical ou une preuve d'un empêchement sérieux peuvent être utiles, même si l'opposition est un droit et n'est pas conditionnée à la justification systématique de l'absence.

Enfin, il est vrai que le tribunal peut se montrer plus strict si l'opposition semble abusive ou dilatoire, notamment s'il estime que cela a causé une perte de temps ou un préjudice pour la partie civile. Toutefois, cela ne remet pas en cause le principe du contradictoire : le juge reste tenu à examiner la demande avec impartialité et sans préjugé, même s'il peut être sensible au déséquilibre engendré par la relance d'une procédure déjà jugée.

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BELIGHA
Cher monsieur,

Absolument. Lors d'une opposition à un jugement par défaut, la partie civile a tout à fait le droit de faire valoir les frais supplémentaires que l'absence de l'autre partie au premier procès lui a occasionnés.

Oui, la partie civile peut demander le remboursement des frais qu'elle a engagés et qui sont devenus inutiles en raison du jugement par défaut et de l'opposition.

Ces frais comprennent typiquement :

Les frais d'huissier (ou de commissaire de justice) pour la signification de l'assignation initiale, du jugement par défaut, ou de tout autre acte de procédure rendu nécessaire par l'absence de la partie adverse.

Les honoraires d'avocat qui ont dû être engagés pour le premier procès (préparation, audience, etc.) et qui doivent être réengagés pour la nouvelle procédure.

Ces sommes peuvent être demandées au titre de l'article 700 du Code de procédure civile, qui permet au juge de condamner la partie perdante à payer une somme à l'autre partie pour les frais non compris dans les dépens. L'opposition à un jugement par défaut, bien que prévue par la loi, est une démarche qui prolonge le litige et entraîne des coûts supplémentaires pour la partie civile. Si l'absence initiale n'était pas justifiée ou relevait d'une négligence, le juge peut en tenir compte.

Oui, le tribunal peut tout à fait demander des "justifications" pour l'absence à ce premier procès par défaut.

Lors de la nouvelle audience suite à l'opposition, le juge va réexaminer l'affaire sur le fond. Il sera attentif aux raisons de l'absence initiale de la partie qui a fait défaut.

Le juge doit s'assurer que le droit de la défense a été respecté et que l'absence n'était pas due à un cas de force majeure ou à une cause légitime (maladie grave, événement imprévisible majeur, etc.) qui aurait empêché la personne de comparaître ou d'être représentée.

Si l'absence était due à de la négligence, un manque de diligence, ou une volonté de retarder la procédure, le juge peut le considérer comme un abus de procédure.

Conséquences :

Si l'absence était légitime et justifiée, le juge en tiendra compte.

Si l'absence était injustifiée, la partie qui a fait défaut peut s'exposer à :

Une condamnation au titre de l'article 700 du Code de procédure civile (pour les frais de la partie civile).

Potentiellement des dommages et intérêts pour procédure abusive ou dilatoire (article 1240 du Code civil), bien que cela soit plus rare et nécessite de prouver une faute.

Une appréciation moins favorable de sa bonne foi par le tribunal, même si cela n'affecte pas directement le fond du droit.

La crainte de la "sévérité" pour la perte de temps

Oui, votre crainte n'est pas infondée. Les juges n'apprécient généralement pas les pertes de temps et les procédures dilatoires. Le fait qu'un procès doive être rejoué à cause de l'absence d'une partie est un fardeau pour le système judiciaire et pour la partie adverse.

Si l'absence initiale était manifestement injustifiée, le juge peut en tenir rigueur à la partie défaillante lors de sa décision finale, notamment en accordant des sommes plus importantes au titre de l'article 700. Cela ne signifie pas que le juge va ignorer le fond du droit, mais il peut être plus enclin à compenser le préjudice (financier et moral) subi par la partie civile du fait de cette "perte de temps".

En résumé, oui, la partie civile peut demander le remboursement de ses frais. Et oui, le tribunal examinera les raisons de l'absence initiale, avec des conséquences potentielles pour la partie qui a fait défaut si son absence n'était pas justifiée.

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il y a 9 mois
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